vendredi 7 février 2014

Karuna Shechen, Matthieu Ricard

Le Haut-Humla est l’une des régions les plus isolées et moins développées du Népal. Le taux d’alphabétisation y atteint tout juste 21,3% et les écoles y sont rares. De nombreux enfants n’ont donc pas accès à une éducation de base. Karuna-Shechen a signé un partenariat avec la Himalayan Children's Society (HCS) pour améliorer les conditions d'études et de vie des écoliers du pensionnat du village de Yalbang (école secondaire Maha Buddha) et de sept petites écoles primaires situées dans les montagnes alentour. Fin 2013, nous avons mené une mission afin d'évaluer les progrès et les besoins de ces établissements. Nous sommes heureux de partager avec vous les photos prises pendant ce voyage et de vous donner un aperçu de ce projet, dont nous sommes particulièrement fiers.

 Une journée à Yalbang

Trois cent cinq élèves vivent et étudient à Yalbang. Une journée typique débute à 6h du matin avec une prière collective, suivie d'un petit déjeuner et de cours de soutien ou d'un temps d'étude personnelle, en fonction des besoins des écoliers. Les enfants vont à l'école de 10h à 16h. Après  la classe, ils peuvent participer à des cours de soutien supplémentaires. L'extinction des feux se fait à 21h. Les élèves bénéficient tous de repas chauds, d'uniformes, de livres, de fournitures scolaires, de cartables. Ils ont également accès aux équipements sportifs et aux instruments de musique de l'école.

 Une éducation de qualité

Nous sommes fiers  du niveau d'étude atteint à Yalbang et de la qualité de l'enseignement dispensé. En 2013, Pema Choeki et Karma Dickey, deux jeunes écolières (gauche) du pensionnat, ont obtenu d'excellents résultats à leur examen national, ce qui leur a permis de décrocher des bourses pour poursuivre des études en soins infirmiers à Katmandou. Bravo!

 

 Nourrir les esprits

Pour bien étudier, il est important d'avoir la ventre plein.  Dans le réfectoire, les enfants reçoivent trois repas par jour, composés de plats à base de riz, de Tsampa ou de lentilles, comme le Dal Bath. Les stocks de nourriture, gérés par Sitar, le logisticien du pensionnat (à droite), sont généralement achetés en Chine, à la frontière, ou ailleurs au Népal, selon  les disponibilités. Tout est transporté à  pied ou à cheval, parfois pendant plusieurs jours. Les parents contribuent, eux-aussi, à l'alimentation des élèves en fournissant un tiers de la nourriture consommée. Depuis peu, L'école dispose d'une serre dans laquelle poussent épinards, salades, concombres, tomates et piments verts. Mais, à ce jour, la production ne permet pas encore de nourrir les enfants. 

 

 Amélioration des infrastructures

Les nouvelles infrastructures sont d'excellente qualité. L'ensemble des travaux a été réalisé par des travailleurs locaux, avec des pierres, de la boue et du bois. De nouvelles chambres (gauche) ont été construites dans le bâtiment des jeunes filles avec de nouveaux  lits superposés. Les tâches journalières des pensionnaires incluent le nettoyage de leur chambre. Des sanitaires pour les jeunes filles (droite) ont également été construits. Enfin, le réservoir pour la collecte de l'eau de pluie a été relié au toit le plus proche et à la rivière. 

 Centre culturel et communautaire 

Les habitants Yalbang se sont installés dans cette région il y a environ un demi-siècle, après avoir fui le Tibet. Les élèves du pensionnat sont fiers de leur double culture tibétaine et népalaise. L'école joue également le rôle de centre culturel et communautaire. C'est un lieu de rassemblement. De nombreux spectacles y sont organisés, à l'occasion desquels les villageois de Yalbang et des alentours se réunissent. Musiques et danses tibétaines et népalaises sont souvent à l'honneur. 

 

 


 

 

 Écoles primaires isolées

Karuna-Shechen apporte également son soutien à sept petites écoles primaires isolées, situées à plus de 2500 mètres d'altitude et plusieurs heures de marche de Yalbang. Malgré leur petite taille, elles permettent aux enfants d'avoir accès à une éducation de base sans quitter leur village.  Notre soutien financier est essentiel à la survie de ces établissements. La majorité d'entre eux manque de tout : fournitures scolaires, livres, tableaux etc.  Par ailleurs, plusieurs bâtiments sont en piteux état et ont urgemment besoin de travaux de rénovation. À Lagga, par exemple, des toilettes, un accès à l'eau potable, ainsi qu'un nouveau mur sont nécessaires. 

Namasté

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