lundi 1 juin 2015

La Chine a minimisé l’impact du séisme népalais au Tibet- LA PROPAGANDE CHINOISE MINIMISE L’IMPORTANCE DU RÉCENT TREMBLEMENT DE TERRE AU TIBET

Le 25 Avril dernier, par un après-midi maussade au camp de base de l’Everest, le Dr. Nyima Namgyal est en train de déjeuner quand le sol  commence à gronder violemment sous lui. « Ce que j’ai remarqué tout de suite après c’est une énorme chose noire comme un nuage qui roulait vers nous, et puis des objets qui volaient dans tous les sens ; là, j’ai réalisé que c’était peut-être la fin, » commente le médecin de l’expédition Sherpa, au téléphone avec Voice of America.
Par chance, le Dr. Namgyal a survécu à cette terrible épreuve, et il a pu raconter les circonstances de l’avalanche sur sa page Facebook. Ses récits ont pu rappeler que, en dépit de la pauvreté légendaire et de l’infrastructure désorganisée de leur pays, les Népalais jouissent de la liberté de la presse. Les témoignages sur le tremblement de terre ont été diffusés dans le monde entier, avec des mises à jour toutes les heures sur les médias sociaux et des rapports de journalistes sur toutes les chaines d’information.READ MORE
En revanche, les nouvelles concernant l’autre côté de l’Everest ne pouvaient provenir que de l’organe de presse de l’État, puisque les médias sociaux comme Facebook sont bloqués en Chine, et que les journalistes étrangers ne sont pas autorisés au Tibet.
La télévision d’état, la CCTV, qui a rapporté les destructions dans la capitale népalaise quelques heures après que la zone ait été frappée par ce tremblement de terre de force 7,8, a attendu deux jours pour parler des effets de ce même tremblement de terre du côté tibétain des Himalayas. La CCTV n’a parlé des conséquences du tremblement de terre que le 27 Avril, après que des secours tardifs soient parvenus dans les zones touchées au Tibet.
Commentaire France TibetLes équipes chinoises de secours sont arrivées à Kathmandu le 26 Avril, le lendemain du tremblement de terre, et les secours ne sont arrivés à Dram, la ville tibétaine que le 27. Pour la ville de Kyirong, l’une des plus touchées, les secours ne sont arrivés que dix jours après.
Du 27 avril au 8 mai, les programmes en anglais de la CCTV ont parlé 89 fois de l’impact du tremblement de terre du côté tibétain, qui a coûté la vie à 25 personnes. Les reportages n’ont toutefois pas reflété la réalité des personnes touchées ou parlé de leur vécu, ce qui indiquait que ces reportages étaient plutôt conçus pour mettre en valeur les efforts du gouvernement pour venir en aide aux victimes.
D’après les mêmes sources, c’est plus de cent mille Tibétains des zones près de la frontière népalaise qui ont été déplacés à Lhatsé, à environ 300 km de Dram.
Un témoin du côté népalais du pont de « Amitié Sino-Népalaise »nous indique que le côté tibétain est maintenant devenu une ville fantôme. « Il n’y a plus personne ; ils ont emmené tout le monde là-bas à Lhatsé » nous dit Sangyé qui est récemment revenu à Katmandu. « Il n’y a plus que quelques personnes qui s’occupent de leurs vaches, pour ceux qui en avaient ». Il nous a raconté qu’ils ont emmené plus de 40 Népalais avec les Tibétains, et que la Chine a commencé les déplacements de population seulement après que les routes aient été dégagées ; on n’a pas utilisé d’hélicoptères pour secourir les Tibétains des villages éloignés
Ce sont au moins 2511 maisons qui se sont effondrées, et plus de trois cent mille personnes touchées du côté tibétain, surtout dans les comtés de Nyalam et de Kyirong. D’après un guide sur le préfecture de Shigatse, il y a 150 000 habitants dans le comté de Nyalam, et 100 000 à Kyirong. Ce seul chiffre indique la gravité et l’importance de ce tremblement de terre pour le côté tibétain.
Il n’y a pas d’indication de la part des sources officielles chinoises quant à la durée de l’exil sous la tente à Lhatsé pour les déplacés. On a dit aux habitants qu’il faudrait attendre que les bâtiments soient réparés ou reconstruits.
Traduction : Ranjung Dorje

IMPACT OF NEPAL EARTHQUAKE IN TIBET CURTAILED BY CHINESE PROPAGANDA (IN TIBETAN)
On a gloomy afternoon at the Everest base camp on April 25, Dr. Nyima Namyal was having lunch when the earth beneath him started to rumble violently. “The next thing I noticed was this big black cloud-like thing rolling towards us, objects were flying everywhere. That’s when I realized this could be the end,” said the Sherpa expedition doctor while speaking with VOA’s Tibetan Service on the phone.
Luckily, Dr. Namgyal survived the terrifying ordeal and started reporting about the avalanche incidences through his facebook page. His reports reminded people that, although Nepal is known for its disorganized infrastructure and poverty, its people enjoy the freedom of press. The story of Nepal’s earthquake spread globally with hourly updates on social media and news channel by reporters everywhere.
However, the news from the other side of the Mount Everest had to come exclusively through China’s state-run media outlet, since social networking websites such as facebook are restricted and foreign reporters aren’t allowed inside Tibet.
The Chinese state run television, CCTV, which reported the destruction in Nepali’s capital few hours after the area was hit with its first earthquake of 7.8 magnitude, took over two days to mention any information about the effects of the same earthquake on the Tibetan side of the Himalayas. CCTV reported about the earthquake effects in Tibet only after delayed relief works arrived in some of the affected areas in Tibet on April 27.
The Chinese international rescue team arrived in Kathmandu on April 26, the day after the earthquake, and the team did not arrive in the Tibetan town of Dram until April 27.  In one of most effected Tibetan town called Kyirong, the relief was only delivered 10 days after the initial earthquake.
From April 27 till May 8, CCTV English news alone reported over 89 times on the impact of the earthquake at Tibet side of the border, which killed at least 25 people. The conversations, however, failed to deliver the real condition of the affected people and their personal experiences, which indicated that the reports were merely designed to highlight the government’s efforts to help local people.
According to the same source, over 100,000 Tibetans near Nepal border areas had relocated to Lhatse County, about 300 km from the border town of Dram.
A witness from the Nepali side of China-Nepal Friendship Bridge says Tibet side of the border has become a ghost town now. “Nobody is there. Everyone was taken over there, in Lhatse,” said Sangye, who has recently returned to Kathmandu. “Only few people were left behind to look after the cows, for those who have cows.” He said over 40 Nepali citizens were also relocated with the Tibetans, and that China had begun its relocation only after the roads were cleared and no helicopters were utilized to rescue Tibetans from the villages and other remote areas.
At least 2511 houses had collapsed, and 300,000 people were affected at the Tibetan side of the border, mostly within the counties of Nyalam and Kyirong. According to an official Shegatse Prefecture guidebook, Nyalam County has 150,000 people and Kyirong County has 100,000 people. This statistic alone indicates the magnitude and severity of Nepal’s earthquake on Tibet.
There is no indication from the Chinese official news about how long the massive relocated people will remain in the tents set up in Lhatse County. Sangye believes the locals were told that they are not allowed to return until all the buildings are either fixed or rebuilt.

Namasté

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