mardi 28 juillet 2015

SHADRANG ( TIBET) : Construction d’une nouvelle route qui pollue l’accès à l’eau potable pour les habitants…

http://www.tibet.fr/actualites/saccager_la_nature_tibetaine/

L’unique approvisionnement en eau d’un village tibétain est pollué par un projet de construction de route et les autorités ont refusé de prendre des mesures. LIRE LA SUITE...
Le projet de construction de route, qui a débuté en avril 2015 dans le Comté de Rebkong [1], consiste à creuser le sol du site de la seule source d’eau potable du village de Shadrang. Les habitants disent que l’eau est devenue très sale, contenant de la boue et des détritus, qu’elle n’est pas potable, ni pour les humains ni pour les animaux.
Les Tibétains ont fait appel aux autorités locales, déclarant : « Nous n’avons pas besoin d’aumône, juste d’eau propre. Nous n’avons pas besoin de céréales, juste d’eau propre« . Les autorités ont refusé de faire quoi que ce soit.
Au Tibet, une grande partie du développement des transports et des infrastructures est mise en œuvre sans aucune consultation des populations locales et semble être destinée à faciliter la construction de mines et l’extraction de minerais.
Le plateau tibétain est riche en ressources naturelles que la Chine exploite avec une intensité croissante dans le cadre de son « Plan économique pour le développement du Tibet« . Les ressources de la région comprennent l’eau potable, des rivières appropriées pour l’électricité hydroélectrique et des minéraux en grande quantité tels que l’or, le cuivre, l’argent, le chrome et le lithium, ainsi que des combustibles fossiles, notamment le charbon, le pétrole et le gaz naturel.
Alistair Currie, Directrice des campagnes de l’organisation « Free Tibet » a déclaré : « Les projets d’infrastructures au Tibet sont motivés par l’intérêt de la Chine pour l’exploitation des ressources, et non pas par les intérêts des Tibétains. Les routes et autoroutes facilitent l’arrivée des équipements et des travailleurs, et le départ des ressources extraites. A Shadrang, les autorités cherchent à construire une route au lieu de prendre en compte que la seule source d’eau potable de la population locale est une rivière. Cela prouve assez bien ce que sont les priorités de la Chine – même la pollution de cet approvisionnement en eau n’arrête pas ce projet » [2].
La pollution, la destruction de l’environnement et l’accaparement des terres font partie intégrante de l’exploitation économique du Tibet, et du peu de préoccupation du Gouvernement de la Chine. Ceci est une source profonde de griefs des Tibétains et de plus en plus une base pour des protestations. L’exploitation des ressources a conduit à des préoccupations environnementales devenant le déclencheur le plus courant des manifestations tibétaines des dernières années. L’exploitation minière est le déclencheur le plus fréquent des manifestations, avec la construction de barrages et la pollution des rivières.
Les manifestations sont des actes individuels, ou bien prennent des formes créatives telles que la décharge des poissons morts dans les bureaux des autorités locales en 2013, ou des manifestations de masse impliquant des centaines ou des milliers de personnes. Beaucoup de manifestations ont atteint une certaine violence.
Dans le Comté de Dzatoe [3], en août 2013, une manifestation a été dispersée par des coups, des gaz lacrymogènes et des coups de feu. Dans le Comté de Dechen [4], en juillet 2014, les manifestants ont été roués de coups par la police et le chef de l’exploitation minière aurait affirmé qu’ils avaient « tous les droits« … de les tuer s’ils protestaient à nouveau.
Un rapport de l’organisation « Tibet Watch » souligne le lien spirituel que les Tibétains ont avec leur terre. Certaines montagnes et lacs sont considérés comme résidences physiques de divinités bouddhistes et sont sacrés. Les Tibétains considèrent aussi les montagnes éloignées et la nature sauvage comme des lieux de retraite et de méditation [5].
Interrogé sur le lien entre les gens et la terre, un Tibétain a expliqué à « Tibet Watch » : « Les Tibétains n’apprennent pas la valeur de la terre grâce à la science, mais grâce à notre religion et de la façon dont nos ancêtres ont protégé notre terre depuis des milliers d’années. Ils ont sauvé la terre pour que la prochaine génération profite de la terre pure, de la beauté de la nature et profite d’un environnement propre et paisible pour vivre« .
« Par conséquent, la destruction de la terre, l’exploitation minière des montagnes et des lacs sacrés, sont davantage que la pollution et la destruction de l’environnement. C’est une violation de notre tradition, des croyances religieuses et la destruction de l’héritage de nos ancêtres« .
Source : The Tibet Post International, 11 juin 2015.
Traduction par Monique Dorizon , Rédaction CSPT

Namasté

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